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ÉGLISE NOTRE-DAME

L'ÉDIFICATION DE L'ÉGLISE NOTRE-DAME DATE DU DÉBUT DU 12ÈME SIÈCLE PUIS RECONSTRUITE PARTIELLEMENT AU MILIEU DU 19ÈME SIÈCLE.

À L'INTÉRIEUR ON PEUT VOIR UNE STATUE EN PIERRE DE LA VIERGE, UNE AUTRE EN BOIS POLYCHROME DE LA VIERGE À L'ENFANT DU 18ÈME SIÈCLE ET DES VITRAUX RÉCENTS SUR JUGON ET LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE.

         

 

DIVERSES CARTES POSTALES SUR JUGON LES LACS

O.

carte postale divers jugon les lacs        

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  MONUMENTS INSCRITS ET CLASSÉS:

      FAÇADES ET TOITURES DE L'ANCIEN HÔTEL DE SEVOY - INSCRIT LE 5 DÉCEMBRE 1975

      ÉGLISE - INSCRIT LE 19 MARS 1926

      CROIX DU 18ÈME SIÈCLE RUE SAINT-ETIENNE - INSCRIT LE 19 MARS 1926

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  DICTIONNAIRE HISTORIQUE ET GÉOGRAPHIQUE DE OGÉE (1778-1780):

JUGON ; petite ville sur la riviere d'Arguenon, & sur la route de Dinan à Lamballe ; à 7 lieues un tiers de Saint-Brieuc, son Evêché ; à 12 lieues deux tiers de Rennes ; & à 3 lieues un tiers de Lamballe, sa Subdélégation. On y compte 760 communiants. Cette ville releve du Roi : elle a un marché tous les mardis, & une haute-Justice qui appartient à M. le Duc de Penthievre, engagiste. Le Prieuré de Notre-Dame de Jugon, avec moyenne-Justice, appartient au Prieur ; & l'Orgeril, haute-Justice, à M. l'Orgeril-Lambert. On voit, dans les environs, une fontaine d'eau minérale, & les vestiges de deux chemins Romains : l'un a sa direction vers Corseul, ( voyez Corseul, ) & l'autre vient du côté d'Eivignac.
L'an 1034, la ville de Jugon ne consistoit que dans son château, qui dépendoit du Comté de Penthievre. Il fut porté dans la famille de ce nom, par le mariage de Havoise, héritiere du Comté de Guingamp, avec Etienne de Bretagne, neveu du Duc Alain IV. En 1109, cette Seigneurie appartenoit à Olivier de Dinan, qui fonda, dans ce temps, le Prieuré de Notre-Dame de Jugon, auprès duquel étoit un terrein qu'il donna pour y bâtir des maisons qui, dans la suite, ont formé cette ville. C'est l'époque de la fondation de Jugon. Elle est bâtie dans un vallon très-profond, sur deux étangs qui se joignent & forment un des bras de la riviere d'Arguenon. Le Prieuré de Jugon fut donné à l'Abbaye de Marmoutier, qui l'a possédé pendant plusieurs siecles, de même que la Cure de Saint-Etienne, qui étoit en présentation de cette Abbaye. Elle est aujourd'hui à l'Ordinaire.
En 1342, Jean de Beaumanoir, Maréchal de Bretagne, du parti de Charles de Blois, gagne, par argent, un des habitants de Jugon, qui lui livre une des portes de la ville à une heure du matin. Le Maréchal entre dans la place, à la tête de sa Compagnie. La garnison & une partie des habitants se retirent précipitamment dans le château situé entre les deux étangs dont on vient de parler, à quelques cents pas de la ville. Le traître se retire aussi avec ses compatriotes ; mais il est découvert, & pendu, le même jour, à l'un des creneaux de la grosse tour du château assiégé & obligé de se rendre quelques jours après faute de vivres. En 1364, la ville & le château de Jugon sont assiégés & pris par Jean, Comte de Montfort ; &, en 1373, Bertrand du Guesclin reprit cette ville & son château pour Charles de Blois. Cette place étoit très-forte, tant par la situation avantageuse, que par ses fortifications. C'est ce qui donna lieu au Proverbe : Qui a Bretagne sans Jugon, a chape sans chaperon. Ce château & ses fortifications furent démolis, en 1420, par ordre du Duc de Bretagne Jean V. Il appartenoit alors aux Seigneurs de Penthievre. Il est vraisemblable que les ordres du Duc furent exécutés avec beaucoup de rigueur, puisqu'il ne paroît plus aucuns vestiges de la place.
Par Edit du Roi Charles IX, donné à Châteaubriand, au mois d'Août 1565, la Jurisdiction royale de Jugon fut unie & incorporée au Siege royal de Dinan.
Le territoire de Jugon n'est pas fort étendu, mais il est très-fertile en grains, & très-abondant en pâturages.
SAINT-IGNEUC ; sur la riviere d'Arguenon ; à 7 lieues un quart à l'Est-Sud-Est de Saint-Brieuc, son Evêché ; à 13 lieues de Rennes ; & à 3 lieues un quart de Lamballe, sa Subdélégation. Cette Paroisse ressortit à Jugon, & compte 500 communiants : le Roi en est le Seigneur ; la Cure est à l'alternative. Des terres bien cultivées, des prairies, quelques landes, des vallons, des côteaux, & beaucoup d'arbres à fruits & autres ; voilà ce qu'on apperçoit dans ce territoire. Dans le quinzieme siecle, il renfermoit les maisons nobles suivantes : la Ville-Guillaume, à Pierre Quettier ; la Touche, à Guillaume le Gallays ; la Gereziere, à Jean Rouxel ; Follideuc, à Alain Quettier ; la Lande, à Pierre Texier ; les Loges, au Sieur de Kergus ; la Prévotais, à François Guillemet ; la Brosse, à Georges du Breil ; & Ranléon, à Jean Poullain : la Jartiere, Carna, la Touche, Pont-Gautier, l'Orgeril, & Pérouse, sont plus modernes ; cette derniere a moyenne-Justice, & appartient à M. de Kermenan. En 1346, Geoffroi le Verger & son épouse donnerent les dîmes de cette Paroisse à l'Hôpital, qu'ils fonderent à Tremeur, pour quatre Freres de Sainte-Croix, de l'Ordre de Saint-Augustin.

La cure correspond à la ou aux personnes en charge des âmes de la paroisse — La cure est à l'alternative signifie qu'elle est présenté soit par l'Évêque soit par un autre possesseur du droit de présentation et souvent alternativement — La cure est à l'ordinaire signifie qu'elle est présentée par l'Évêque — Subdélégation désigne un lieu possédant un pouvoir délégé par une autorité — Ressort de ou ressortir de signifie dépendre de — Une treve est une succursale de paroisse — 1 lieue (lieue tarifaire de 2400 toises) correspond à environ 4677 de nos mêtres — 1 livre (poid) correspond à environ 490 de nos grammes — 1 millier (poid) correspond à environ 490 de nos kilogrammes — La basse-Justice traite des infractions mineures et des affaires concernant les droits dû au seigneur — La moyenne-Justice traite des infractions pouvant entrainer des amendes ou peines de prison conséquentes, mais pas la peine de mort — La haute-Justice traite des infractions les plus graves où la peine de mort peut être prononcée — L'orthographe de la fin du 18ème siècle est respectée.

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