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CHÂTEAU DE LA HUNAUDAYE

LE CHÂTEAU ACTUEL DATE DU MILIEU DU 14ÈME SIÈCLE ET REMPLACE UNE ANCIENNE FORTERESSE CONSTRUITE PAR OLIVIER DE TOURNEMINE AU DÉBUT DU 13ÈME SIÈCLE ET DÉTRUITE PENDANT LA GUERRE DE SUCCESSION DE BRETAGNE.

LE CHÂTEAU DE LA HUNAUDAYE PORTE LE NOM D'UN VILLAGE PROCHE ET A APPARTENU À LA FAMILLE DE TOURNEMINE JUSQU'AU DÉBUT DU 17ÈME SIÈCLE, IL APPARTIENT DEPUIS 1930 À L'ÉTAT.

carte postale pledeliac carte postale pledeliac      

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  MONUMENTS INSCRITS ET CLASSÉS:

      FAÇADE ET NEF DE L'ÉGLISE - INSCRIT LE 26 MAI 1926

      ALLÉE COUVERTE ET ALIGNEMENT DE MENHIRS INDICATEURS DE SAINT-ANDRÉ - CLASSÉ LE 26 AOÛT 1970

      CHÂTEAU DE LA HUNAUDAYE - CLASSÉ LE 18 FÉVRIER 1922 - PARCELLE DITE LES GLACIS, ENTOURANT LE CHÂTEAU - CLASSÉ LE 27 NOVEMBRE 1930

      FAÇADES ET TOITURES DU LOGIS DU CHÂTEAU DU GUILLIER DES PARTIES DU 17ÈME SIÈCLE ET DU 18ÈME SIÈCLE, DE LA CHAPELLE ET DES DÉPENDANCES DU 18ÈME SIÈCLE, COUR, JARDIN À LA FRANÇAISE, GRANDE ALLÉE DU PARC - INSCRIT LE 8 MARS 1990

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  DICTIONNAIRE HISTORIQUE ET GÉOGRAPHIQUE DE OGÉE (1778-1780):

PLEDELIAC ; à 6 lieues à l'Est-Sud-Est de Saint-Brieuc, sont Evêché, à 14 lieues de Rennes, & à 2 lieues de Lamballe, sa Subdélégation. Cette Paroisse ressortit à Jugon, & compte 1500 communiants. M. le Comte de Rieux en est le Seigneur : la Cure est à l'Ordinaire. Launay, moyenne-Justice, à M. Moisan de la Ville-Hirouet ; la Morinais, moyenne-Justice, à M. du Bilier-Brunet ; le Chef-du-Bois, moyenne-Justice, à Madame de Keranroux de Fontelebon ; Cario, rrioyenne-Justice, à M. Launaye, Recteur de Saint-Potan ; le Guilliers, moyenne-Justice, à M. Brunel du Guilliers ; Lorgeril, moyenne-Justice, à M. de Lorgeril ; la Ville-Lirouet, la Hersardais, le Saint-Esprit des Bois, Prieuré attaché à la Cure de l'endroit ; & l'Abbaye de Saint-Aubin, Ordre de Cîteaux. ( Voyez Saint-Aubin. )
Le château de la Hunaudaye, maison seigneuriale de cette Paroisse, est composé de cinq grosses & moyennes tours, qui forment un pentagone, avec des bâtiments appliqués aux gros murs par le dedans de la cour : il n'est que d'une moyenne antiquité, puisqu'il est prouvé qu'il n'existoit point encore en 1214. il paroît qu'il a été commencé incontinent après cette époque : mais tout prouve que ce n'a pas été l'ouvrage d'un seul siecle. En voici l'origine :
Il est très-certain que Tornemine, pere ou aïeul d'Olivier, dont nous allons parler, passa d'Angleterre dans l'Armorique, avec une suite digne d'un grand personnage, ( ceci est pris chez les historiens ; ) &, s'il n'étoit pas né Prince, c'étoit au moins un grand Seigneur, puisqu'il est prouvé qu'il y épousa Adelie, Princesse de la maison de Penthievre, dont il eut postérité qui dura jusqu'à nos jours.
Olivier Tornemine, leur fils ou petit-fils, plaidoit encore en 1214 pour le partage de sa mere ou aïeule, & alors le Duc Pierre de Dreux, qui avoit épousé Alix, héritiere du Duché, & qui s'étoit emparé de la Comté de Penthievre, transigea, du consentement d'Alix, Comtesse de Bretagne, sa femme ( Il est étonnant que Pierre, qui ne regnoit que par sa femme, la qualifie de Comtesse, & qu'il prend pour lui le titre de Duc & de Comte de Richemont, qu'il tenoit aussi d'elle. ), avec ledit Olivier, auquel, par acte donné à Rennes au mois d'Octobre 1214, ils céderent plusieurs Paroisses, & en particulier la forêt de Lamballe, aliàs de Lanmur ( N. du Fail, dans son Entrepede, imprimé à Rennes en 1606, dit que cette forêt s'appelloit la forêt noire avant d'être nommée Lanmur ; son nom fut ensuite de Lamballe, &, depuis quatre siecles, la forêt de la Hunaudaye. ). L'endroit où est situé le château de la Hunaudaye étoit alors place nue ou marécage. Je ne devinerois pas quelle a pu être l'origine de son nom, car son fondateur n'avoit point nom Hunaud, ni aucun de ses descendants, si l'on ne voyoit point un hameau qui n'en est qu'à un huitieme de lieue, aujourd'hui nommé le village Saint-Jean, à cause d'une Chapelle sous l'invocation du Saint qui y subsiste d'ancienneté, & s'appelloit encore, il n'y a pas deux cents ans, la ville de la Hunaudaye. Il s'y tenoit tous les ans plusieurs foires ; il y avoit marché tous les lundis, auditoire & audience le même jour. Le martrai subsiste encore, quoique le terrein en soit beaucoup rétréci par les jardins que les habitants riverains ont poussé en avant. Il paroît que la Chapelle étoit jadis succursale ; & la grande quantité d'ossements, qui se sont trouvés jusques sous les murailles en les réédifiant, en seroit une preuve. Bref, on voit, dans le contour de ce village, des masures & des décombres ; &, selon les apparences, l'état où ce lieu étoit alors porta le nouveau Seigneur à en donner le nom au château qu'il fit commencer.
Ce château étoit d'une force redoutable avant l'usage du canon : il l'étoit même encore du temps de la ligue qu'il tenoit pour le Roi, & où il y eut toujours une Compagnie de deux cents hommes de pied, qui faisoit tête à la garnison du château de Lamballe qui tenoit pour le Duc de Mercour. Les détachements de l'une & de l'autre garnison se cherchoient & se rencontroient journellement ; ce qui faisoit répandre beaucoup de sang, sans que cela aboutît à rien : enfin, ils en vinrent à se respecter mutuellement, & à faire un traité, en forme de treve, par lequel il fut dit que chacun garderoit sa place sans se guerroyer ; ce qui fut exécuté. Il falloit cependant soudoyer ces garnisons qui jusques-là n'avoient subsisté que de pillage. Le Seigneur de la Hunaudaye, toujours dans les armées royales, étoit ruiné ; & le Duc de Mercour, quoique très-riche, manquoit souvent d'argent. On prit le parti de partager les Paroisses circonvoisines, & de les faire contribuer pour cet entretien. Ces levées se faisoient-elles sans exactions, & ces exactions étoient-elles toujours modérées? C'étoit un cadet de MM. Desnos-Desfossés, qui étoit alors Capitaine du château de la Hunaudaye.
La Hunaudaye fut érigée en grande Baronnie des Etats par lettres-patentes du Duc François II, du 6 Septembre 1487. Les Etats disputent aujourd'hui cette prérogative. Cette Terre s'étend dans beaucoup de Paroisses, avec des mouvances considérables en proche & en supériorité, & elle est devenue d'une grande dictinction depuis la jonction de Momafilant, ancienne banniere de la Châtellenie de Plancoët, & autres annexes. La Terre & Seigneurie de la Hunaudaye appartiennent présentement à M. le Comte de Rieux. Le territoire de cette Paroisse est fertile en grains & pâturages : on y voit des landes & beaucoup de bois.
SAINT-AUBIN-DES-BOIS ; Abbaye de l'Ordre de Cîteaux, située dans la forêt de la Hunaudaie ; à 6 lieues un quart à l'Est de Saint-Brieuc, son Evêché ; & à 14 lieues deux tiers de Rennes. Cette maison, dont Philippe fut le premier Abbé, fut fondée, le 3 Janvier 1137, par Olivier de Lamballe, Comte de Penthievre. Elle fut brûlée l'an 1240, & rebâtie par les bienfaits de Denise, Dame de Matignon. L'Eglise fut achevée & consacrée l'an 1255. En 1614, la Réforme de Cîteaux fut introduite, par l'Abbé Jean Pepin, dans ce Monastere, qui a une haute-Justice.

La cure correspond à la ou aux personnes en charge des âmes de la paroisse — La cure est à l'alternative signifie qu'elle est présenté soit par l'Évêque soit par un autre possesseur du droit de présentation et souvent alternativement — La cure est à l'ordinaire signifie qu'elle est présentée par l'Évêque — Subdélégation désigne un lieu possédant un pouvoir délégé par une autorité — Ressort de ou ressortir de signifie dépendre de — Une treve est une succursale de paroisse — 1 lieue (lieue tarifaire de 2400 toises) correspond à environ 4677 de nos mêtres — 1 livre (poid) correspond à environ 490 de nos grammes — 1 millier (poid) correspond à environ 490 de nos kilogrammes — La basse-Justice traite des infractions mineures et des affaires concernant les droits dû au seigneur — La moyenne-Justice traite des infractions pouvant entrainer des amendes ou peines de prison conséquentes, mais pas la peine de mort — La haute-Justice traite des infractions les plus graves où la peine de mort peut être prononcée — L'orthographe de la fin du 18ème siècle est respectée.

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