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  MONUMENTS INSCRITS ET CLASSÉS:

      CINQ MENHIRS DANS LA FORÊT DE HAUTE-SÈVE - CLASSÉ EN 1900

      RESTES DE LA TOUR DU CHÂTEAU DE SAINT-AUBIN DU CORMIER - INSCRIT LE 15 DÉCEMBRE 1926

  SITES INSCRITS ET CLASSÉS:

      LE GROUPE DE ROCHERS DIT LA ROCHE PIQUÉE EN RUMIGNON SUR LA COMMUNE DE SAINT-AUBIN-DU-CORMIER - CLASSÉ LE 30 JUIN 1910

      UN GROUPE DE ROCHERS DIT LA ROCHE PIQUÉE EN RUMIGNON SUR LA COMMUNE DE SAINT-AUBIN-DU-CORMIER COMPRENANT UNE LONGUEUR DE CRÊTE ROCHEUSE DE 145 MÈTRES - CLASSÉ LE 16 MAI 1911

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  DICTIONNAIRE HISTORIQUE ET GÉOGRAPHIQUE DE OGÉE (1778-1780):

SAINT-AUBIN-DU-CORMIER ; petite ville qui releve du Roi, sur la route de Rennes à Fougeres ; à 5 lieues un tiers au Nord-Est de Rennes, son Evêché. On y compte 1200 communiants : la Cure est présentée par le Roi. On y remarque une Jurisdiction royale & une Subdélégation. Il s'y tient un marché le jeudi, & cinq foires par an. Le territoire offre à la vue des terres en labeur, quelques prairies, des landes, & les bois de la Chaine & de Rumigon, qui appartiennent à Sa Majesté : le premier peut contenir cent soixante arpents ; & le second, deux cents soixante. On prétend que sous l'un de ces bois coule un torrent, sur lequel j'ai demandé des éclaircissements que je n'ai pu obtenir. Les historiens de cette province s'accordent à dire que les ville & château de Saint-Aubin-du-Cormier furent fondés l'an 1223, par Pierre de Dreux, Duc de Bretagne, qui fit construire cette place pour défendre l'entrée de son Duché du côté de la Normandie & du Maine. Comme ce Prince aimoit la chasse, il se plaisoit beaucoup dans cette nouvelle habitation, qui joignoit la forêt du grand & petit Sevail, qui s'en trouve maintenant éloignée d'environ une demi-lieu. Cette forêt se confondoit, dans le même temps, avec celle de Rennes, dont elle est aussi séparée actuellement. Les arbres ont été coupés dans une assez grande étendue ; & le terrein a été défriché, de sorte que ces forêts ne renferment maintenant qu'un très-petit espace, en comparaison de celui qu'elles occupoient. Le Duc Pierre de Dreux n'acheva que le donjon du château, le reste fut fait à plusieurs reprises ; & l'on a remarqué que les ouvrages faits par le Duc Pierre étoient plus solides que les autres : ce que I'on peut vérifier par les débris du donjon que le Roi Charles VIII fit abattre ; le mortier à chaux & ciment est plus dur que la pierre. Auprès de ce château, étoit un étang qui subsiste encore. Pierre de Dreux, pour peupler plus promptement l'endroit, accorda plusieurs privileges aux habitants : il les exempta de tailles, des coutumes, & des péages ; il leur permit de trafiquer par toute la Bretagne, moyennant une redevance de cinq sols, payables à la fête de Noël de chaque année, & à la charge de prendre les armes, dans le besoin, pour la défense du pays. Il leur accorda encore le privilege d'envoyer leurs bestiaux paître dans la forêt, & d'en prendre le bois mort pour le chauffage. En 1237, ce Prince établit un marché à Saint-Aubin-du-Cormier, pour être tenu le mardi ; mais cet arrangement déplut à André de Vitré, qui avoit aussi établi un marché à Chevré, au jour de mardi. Il fit, à ce sujet, des représentations au Duc, qui fixa le sien au jeudi, afin de ne pas porter préjudice au Baron de Vitré. L'an 1341, Charles de Blois arriva, avec son armée, devant Saint-Aubin-du-Cormier, qui tenoit pour le Comte de Montfort. Les habitants, ayant à leur tête la garnison de leur ville, firent une sortie pour repousser l'ennemi. Charles les attendit de pied-ferme, les vainquit, & les poursuivit avec tant de vivacité, qu'il entra avec eux dans la ville, qu'il brûla.
Thomas James, né à Saint-Aubin-du-Cormier, fut d'abord Chapelain du château de Saint-Ange, sous le Pontificat de Sixte IV. En 1478, il fut nommé à l'Evêché de Saint-Pol-de-Léon, & transféré à celui de Dol en 1482 : il obtint plusieurs privileges des Papes, & fut estimé du Duc François II, qui l'envoya en Ambassade, & le chargea de plusieurs commissions honorables. Ce Prélat mourut, l'an 1503, regretté de tous les gens de bien.
Le 28 Juillet 1488, se donna la fameuse bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, entre l'armée du Roi de France Charles VIII & celle du Duc de Bretagne François II. Les Bretons furent vaincus, & perdirent environ six mille hommes, parmi lesquels étoient plusieurs Seigneurs distingués. La perte des Français fut d'environ quinze cents hommes. Le Général vainqueur fit démolir les fortifications de Saint-Aubin-du-Cormier. Le château étoit petit, mais très-fort. Je ne m'attacherai point à faire un plus long détail de cette action, rapportée dans toutes les histoires de France & de Bretagne. La Jurisdiction royale de Saint-Aubin-du-Cormier fut unie & incorporée à la Sénéchaussée de Rennes, par lettres du Roi Charles IX, données au mois de Mars 1564.

La cure correspond à la ou aux personnes en charge des âmes de la paroisse — La cure est à l'alternative signifie qu'elle est présenté soit par l'Évêque soit par un autre possesseur du droit de présentation et souvent alternativement — La cure est à l'ordinaire signifie qu'elle est présentée par l'Évêque — Subdélégation désigne un lieu possédant un pouvoir délégé par une autorité — Ressort de ou ressortir de signifie dépendre de — Une treve est une succursale de paroisse — 1 lieue (lieue tarifaire de 2400 toises) correspond à environ 4677 de nos mêtres — 1 livre (poid) correspond à environ 490 de nos grammes — 1 millier (poid) correspond à environ 490 de nos kilogrammes — La basse-Justice traite des infractions mineures et des affaires concernant les droits dû au seigneur — La moyenne-Justice traite des infractions pouvant entrainer des amendes ou peines de prison conséquentes, mais pas la peine de mort — La haute-Justice traite des infractions les plus graves où la peine de mort peut être prononcée — L'orthographe de la fin du 18ème siècle est respectée.

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