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carte postale paimboeuf        

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  MONUMENTS INSCRITS ET CLASSÉS:

      ÉGLISE SAINT-LOUIS - INSCRIT

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  DICTIONNAIRE HISTORIQUE ET GÉOGRAPHIQUE DE OGÉE (1778-1780):

PAIMBŒUF ; petite ville, sur la rive gauche de la Loire ; à 8 lieues & demie à l'Ouest de Nantes, son Evêché & son ressort ; & à 21 lieues & demie de Rennes. On y compte 5000 communiants : il s'y tient un marché les mardis & vendredis. On y remarque une Subdélégation, une Brigade de Maréchaussée, une Poste aux lettres, un Commissaire aux Classes, un Hôpital, deux Interpretes des langues étrangeres, un Bureau des Fermes, & six Visiteurs pour les chargements & déchargements des navires. La Seigneurie appartient à M. le Marquis de Bruc, qui a haute, moyenne & basse-Justice.
Il est probable, & tous les historiens pensent que le château de Penochen, dont j'ai parlé dans l'Abrégé de l'Histoire de Bretagne, étoit situé dans l'endroit où est aujourd'hui Paimbouf, Penochen sont deux mots celtiques, pen & ochen, qui signifient tête de bouf. Derriere la ville, est une métairie nommée le Bois-Gautier, où l'on voit des vestiges d'un ancien château, d'un colombier, d'une chaussée de pierre, &c. La tradition vulgaire veut que ce soit une maison de plaisance d'Hoël, Comte de Nantes : c'est sans doute le château de Penochen. Il y a cent ans qu'on ne voyoit à Paimbouf que deux métairies, & la Chapelle de Notre-Dame, Prieuré fondé en 1052 par Glevian, Prince de Bécon, qui le donna à l'Abbaye de Saint-Sauveur de Redon : c'est le plus ancien monument du lieu. Paimbouf n'a été érigé en Paroisse que depuis un siecle, son Eglise est dédiée à Saint Louis. Cette ville est aujourd'hui fort remarquable par la quantité des navires marchands qui s'y arrêtent. Le commerce maritime de Nantes augmentant, & les grands navires ne pouvant monter chargés juisqu'au port de cette ville, il a fallu un endroit pour les armer & désarmer : la situation avantageuse de Paimbouf l'a fait choisir pour cet effet, de sorte que c'est proprement le port de Nantes ; on y voit des vaisseaux de toutes les nations alliées & commerçantes, & quelquefois même des frégates. Il est à croire que cette ville, déja florissante, s'augmentera insensiblement, & deviendra considérable. Elle s'est prodigieusement accrue depuis quarante ans, &, sans les deux dernieres guerres, elle seroit bien plus florissante qu'elle ne l'est. Presque toutes les maisons sont occupées par des Négociants, des Capitaines de navires, des Boutiquiers, & des Aubergistes. On compte, dans le seul département de Paimbouf, environ six cents matelots. Les Pilotes peuvent aller aussi loin qu'ils veulent dans la mer au devant des navires ; ils sont payés suivant la longueur du chemin : ils doivent conduire les bâtiments qui sortent jusqu'à l'endroit nommé Les Charpentiers, & donner ensuite la route pour éviter les autres écueils. On sçait que les Pilotes sont des mariniers établis pour conduire les vaisseaux à l'entrée & à la sortie des ports, havres, & rivieres. Les navires ne montent ordinairement que jusqu'à Paimbouf, où ils sont en sureté. On se sert de barges & gabarres, ( espece de bateaux fort ordinaires dans la riviere de Nantes, du port depuis cinquante jusqu'à cent vingt tonneaux, ) pour charger ou décharger les marchandises qui sont portées à Nantes, ou qui en sont exportées. On a reconnu qu'il se débourse à Paimbouf, par chaque année, environ un million, pour les radoubs & armements qui s'y font.
Déclaration du Roi du mois de Février 1716, portant établissement d'un Hôpital à Paimbouf ; établissement que la grande quantité de marins qui s'y trouvent rend très-utile. En 1748, cette maison obtint des lettres-patentes, qui lui accordoient le privilege exclusif de vendre les châsses pour la sépulture des morts. Ce fut environ ce temps-là que Paimbouf fut érigé en Paroisse, à la demande des habitants, vers l'an 1750. L'Hôpital se trouvoit dans un état fâcheux ; il avoit peu de revenus, & étoit beaucoup endetté. Des citoyens, amis de l'humanité, réussirent à lui procurer des octrois de six deniers par pot de vin dont il a toujours joui depuis. Cette maison est grande & proprement meublée : on y peut recevoir cinquante malades. La chambre des hommes est dans le bas, & celle des femmes dans le haut. Il y a, à Paimbouf, un magalm où sont déposées les poudres du Roi.

La cure correspond à la ou aux personnes en charge des âmes de la paroisse — La cure est à l'alternative signifie qu'elle est présenté soit par l'Évêque soit par un autre possesseur du droit de présentation et souvent alternativement — La cure est à l'ordinaire signifie qu'elle est présentée par l'Évêque — Subdélégation désigne un lieu possédant un pouvoir délégé par une autorité — Ressort de ou ressortir de signifie dépendre de — Une treve est une succursale de paroisse — 1 lieue (lieue tarifaire de 2400 toises) correspond à environ 4677 de nos mêtres — 1 livre (poid) correspond à environ 490 de nos grammes — 1 millier (poid) correspond à environ 490 de nos kilogrammes — La basse-Justice traite des infractions mineures et des affaires concernant les droits dû au seigneur — La moyenne-Justice traite des infractions pouvant entrainer des amendes ou peines de prison conséquentes, mais pas la peine de mort — La haute-Justice traite des infractions les plus graves où la peine de mort peut être prononcée — L'orthographe de la fin du 18ème siècle est respectée.

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