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carte postale saint-etienne de montluc carte postale saint-etienne de mont uc      

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  MONUMENTS INSCRITS ET CLASSÉS:

      PIERRE MÉGALITHIQUE DITE MENHIR DU BOIVRE - INSCRIT

      ÉGLISE SAINT-ETIENNE - INSCRIT

  SITES INSCRITS ET CLASSÉS:

      L'ESTUAIRE DE LA LOIRE - CLASSÉ LE 25 AVRIL 2002

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  DICTIONNAIRE HISTORIQUE ET GÉOGRAPHIQUE DE OGÉE (1778-1780):

SAINT-ETIENNE-DE-MONT-LUC ; au bas d'un côteau ; à 4 lieues à l'Ouest-Nord-Ouest de Nantes, son Evêché & son ressort ; à 20 lieues de Rennes ; & à 6 lieues de Pontchâteau, sa Subdélégation. On y compte 3000 communiants : la Cure est présentée par le Doyen de l'Eglise Cathédrale ; & la Chapelle de Saint-Thomas, par l'Evêque diocésain. Le territoire offre à la vue des prairies d'une étendue considérable, des marais, des terres en labeur de très-bonne qualité, des vignes, & beaucoup de landes dont le sol paroît excellent : les habitants ont commencé à en défricher une partie, mais ils n'ont pas encore fait beaucoup de progrès ; il est à espérer que peu-à-peu ils viendront à bout de faire disparoître ces landes.
Les archives de la Seigneurie de Savenai font mention qu'il y avoit jadis une Abbaye ou Couvent, de l'Ordre de Cîteaux, à l'endroit appellé Saint-Thebaud, sur le bord de la Loire, au territoire de Saint-Etienne-de-Mont-Luc : ce Monastere ne subsiste plus. Les Bénédictins & Bernardins avoient alors cinq Couvents, dont on ne voit plus que les ruines, dans les Paroisses de Saint-Etienne-de-Mont-Luc, de Lavaux, & de Cordemais. En 1188, il n'y avoit à Saint-Etienne qu'un Chapelain, qui se nommoit Samson. Le Seigneur de cette Paroisse étoit alors Guerin de Saint-Etienne, qui eut une grande contestation avec Huon, Prieur de Pont-Château, au sujet des dîmes de la Paroisse de la Chapelle-Launay, que ce Prieur prétendoit lui appartenir. Après de longues procédures, Guerin les obtint pour son Chapelain. La Paroisse ne portoit point encore le surnom de Mont-Luc.
Dans les quatorzieme & quinzieme siecles, la maison d'Acigné avoit de riches possessions dans cette Paroisse ; mais nous ignorons les noms des Terres & châteaux qu'elle possédoit. Amauri d'Acigné, élu Evêque de Nantes en 1461, étoit né à Saint-Etienne-de-Mont-Luc. En 1470, Jean de Querci étoit Seigneur de la Juliennaye ; & Guillaume de Boischaud, Seigneur de la Biliaye, On remarque dans ce territoire les ruines d'un ancien château que les habitants du pays appellent le Tertre des bonnes Dames ; & l'on y apperçoit encore d'anciens fossés. Cet édifice étoit effectivement situé sur le coteau du Tertre, & il se peut faire qu'il ait pris son nom du coteau, ou qu'il lui ait donné le sien ; mais on ne sçait pourquoi on y a ajouté le surnom de Tertre des bonnes Dames. La Juliennaye appartenoit, en 1666, à César d'Aiguillon, dont la fille unique, nommée Anne, épousa, le 2 Mars 1677, Jean-Gustave de Rieux, Marquis d'Asserac, Comte de Châteauneuf, & Vicomte de Donges. La Seigneurie de la Juliennaye a une haute-Justice, qui appartient aujourd'hui à M. de la Bourdonnaye de Mont-Luc. En 1590, on avoit mis dans le château de la Juliennaye des prisonniers de guerre, qui avoient été pris par le Capitaine de Lesnaudieres. La Hay-Mahéas haute-Justice, appartient à Madame de Coutance.

La cure correspond à la ou aux personnes en charge des âmes de la paroisse — La cure est à l'alternative signifie qu'elle est présenté soit par l'Évêque soit par un autre possesseur du droit de présentation et souvent alternativement — La cure est à l'ordinaire signifie qu'elle est présentée par l'Évêque — Subdélégation désigne un lieu possédant un pouvoir délégé par une autorité — Ressort de ou ressortir de signifie dépendre de — Une treve est une succursale de paroisse — 1 lieue (lieue tarifaire de 2400 toises) correspond à environ 4677 de nos mêtres — 1 livre (poid) correspond à environ 490 de nos grammes — 1 millier (poid) correspond à environ 490 de nos kilogrammes — La basse-Justice traite des infractions mineures et des affaires concernant les droits dû au seigneur — La moyenne-Justice traite des infractions pouvant entrainer des amendes ou peines de prison conséquentes, mais pas la peine de mort — La haute-Justice traite des infractions les plus graves où la peine de mort peut être prononcée — L'orthographe de la fin du 18ème siècle est respectée.

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