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ÉGLISE SAINT-VINCENT FERRIER

LA CONSTRUCTION DE L'ÉGLISE SAINT-VINCENT FERRIER (MOINE DOMINICAIN PRÊCHEUR NÉ À VALENCE ET MORT EN BRETAGNE À VANNES) DE LA MOTTE DATE DU DÉBUT DU 18ÈME SIÈCLE POUR LE CLOCHER-PORCHE ET DU MILIEU DU 18ÈME SIÈCLE POUR LE RESTE PAR L'ARCHITECTE GUÉNO, UNE CHAPELLE EST CONSTRUITE QUELQUES DÉCENNIES PLUS TARD. L'ÉGLISE EST EN FORME DE CROIX LATINE.

L'INTÉRIEUR ABRITE DES STATUES DU 17ÈME SIÈCLE DE SAINT-YVES ET DE SAINTE-MARGUERITE, DES RETABLES LATÉRAUX DU 18ÈME SIÈCLE, UN AUTEL EN MARBRE DE CARRARE DU 18ÈME SIÈCLE, UN LUTRIN EN BOIS ET UN VITRAIL DU 19ÈME SIÈCLE SUR LE SAINT-PATRON DE L'ÉGLISE SAINT-VINCENT FERRIER.

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MONUMENT AUX MORTS

LE MONUMENT AUX MORTS DE LA MOTTE COMPTE 204 NOMS.

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VIEUX LA MOTTE

O.

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  DICTIONNAIRE HISTORIQUE ET GÉOGRAPHIQUE DE OGÉE (1778-1780):

CADELAC ; à 8 lieues au Sud de Saint-Brieuc, son Evêché ; à 17 lieues deux tiers de Rennes ; & à 6 lieues trois quarts de Josselin, sa Subdélégation.
Cette Paroisse, dont M. le Duc de Rohan est le Seigneur, ressortit à la Cour Royale de Ploermel. On y compte 900 communiants. La Cure est à l'Ordinaire. Ce territoire, borné au Sud par la riviere d'Oust, contient quelques bonnes terres, des prairies, & beaucoup de landes.
LOUDÉAC ; petite ville sur la route de Lamballe à Pontivi ; à 8 lieues un sixieme au Sud de Saint-Brieuc, son Evêché ; à 17 lieues de Rennes ; & à 6 lieues & demie de Josselin, sa Subdélégation. Cette Paroisse ressortit à Ploermel, & compte 12000 communiants, y compris ceux de Notre-Dame de Grâce, de Saint-Barnabé, de Saint-Hervé, & de la Motte, ses treves. M. le Duc de Rohan en est le Seigneur, & présente la Cure. Ce territoire est abondant en mines de fer : c'est un pays plat, où l'on voit des terres très-fertiles en grains, cidre, & lin, & des landes en quantité. Quatre grandes routes arrivent à Loudéac, où il se tient un marché le samedi. Le commerce des habitants est de fil & de toile de Bretagne en petite laise. On dit qu'il se vend par chaque marché pour cent cinquante mille livres de toile & de fil.
La ville de Loudéac est la patrie du fameux Eon ou Eude de l'Etoile. Cet hérétique étoit un Gentilhomme du pays, qui, après avoir vécu quelque temps dans le monde, eut envie de se faire Hermite, & le retira dans la forêt de Paimpont. Un jour qu'il assistoit à la Messe paroisiale, il entendit chanter ces mots du Symbole : Per eum qui venturus est judicare vivos & mortuos. Ces paroles frapperent si vivement son imagination déja foible, qu'il se persuada qu'il étoit ce Juge des vivants & des morts annoncé par la Prophétie ; n'ayant point assez de jugement pour faire la dictinction du mot eum d'avec celui d'Eon. Il fit tant d'extravagances qu'il fut appellé Eon de l'Etoile : mais ce qu'il y a de plus étonnant, c'est qu'un si grand fou ait trouvé des disciples. Plusieurs personnes s'imaginerent qu'il étoit un vrai Prophète, & s'attacherent sincérement à lui. Il paroissoit toujours avec beaucoup d'éclat, pour donner une plus haute idée de sa puissance. Il donna des noms d'Anges & de Puissances spirituelles à ceux qui le suivoient. L'un étoit la Sagesse, l'autre le Jugement, &c. On l'accusa d'être magicien, de donner des festins dont les viandes empoisonnées aliénoient l'esprit de ceux qui les mangeoient, & les disposoient à la séduction. Mais ce n'étoit sûrement point là son plus grand crime ; & il est à croire que toute sa magie ne consistoit que dans sa folie & dans l'imagination du Public. S'il n'eût été repréhensible que de ce côté, il n'eût fallu que les petites maisons pour le corriger. Malheureusement il ne s'en tenoit point à ces extravagances, il couroit la campagne à la tête de sa troupe, pilloit avec fureur les Eglises & les Monasteres, & se saisissoit de tout ce qu'il pouvoit trouver. C'étoit là le moyen de s'attirer bien des disciples, plutôt que par la magie. Cette licence effrénée convient à tous les méchants ; ils saisissent avec empressement l'occasion de se livrer à leur penchant, à leur férocité naturelle. Conan III, dit le Gros, Duc de Bretagne, envoya des troupes contr'eux, & en fit arrêter une partie. L'Archevêque de Rheims se saisit de la personne d'Eon, & le présenta, l'an 1148, au Concile qui se tenoit dans sa ville Archiépiscopale ; Concile où présidoit, en personne, le Pape Eugene III. Les réponses de cet insensé sectateur furent pleines de tant de rêveries qu'on le regarda comme un fou. On se contenta de le faire enfermer dans une étroite prison, où il mourut peu de temps après. Plusieurs de ses disciples, plus insensés que lui, aimerent mieux être jettés dans les flammes que de renoncer à leurs erreurs. Celui qui se nommoit Jugement ne voulut jamais se rétracter, il souffrit les tourments avec la plus grande constance, menaçant même les bourreaux de faire ouvrir la terre pour les engloutir tous vivants : tant il est vrai qu'il n'y a point d'illusions & de chimeres qui ne puissent trouver place dans l'esprit de l'homme, quand il est abandonné à. lui-même.
L'an 1117, naquit, à Loudéac, Saint-Maurice, qui fut le premier Abbé de l'Abbaye de son nom, bâtie en 1170. Maurice mourut en odeur de sainteté, le 5 Octobre 1191. ( Voyez Saint-Maurice de Carnouët. )
La Châtellenie de Loudéac fut démembrée du Comté de Porhoët dans le partage de ce Comté fait en 1241, & passa avec tous les droits de haute-Justice & de Châtellenie aux cadets de cette maison. L'an 1280, Pierre de Trouchâteau, Chevalier, vendit à Geoffroi de Rohan la Terre du Breil, située dans le territoire de Loudéac : on y connoît aussi la maison du Plessis, qui, en 1370, appartenoit au Vicomte de Rohan ; cette maison a une haute, moyenne & basse-Justice, qui est la plus ancienne des maisons nobles de la Paroisse.
La forêt de Loudéac, qui est en partie située dans ce territoire, appartient à M. le Duc de Rohan. On voit dans les titres de sa maison, qu'elle contenoit, en 1400, plus de quarante mille arpents de terrein planté en futaie & taillis. En 1460, on y remarquoit trente grosses forges, qu'on appelloit forges à bras, parce qu'on les transportoit d'un endroit à l'autre. On y fabriquoit des poëles plates, des fers de charrue, des broches, des landiers, & autres ustensiles. La forêt étoit alors peuplée d'un grand nombre de bêtes fauves, & de plus de huit cents chevaux & juments qui n'en sortoient presque jamais & y faisoient leurs poulains, ce qui rapportoit des sommes immenses au Seigneur propriétaire. Elle est aujourd'hui bien moins considérable, puisqu'elle contient à peine huit mille arpents de terrein. Comme le pays abonde en mines de fer, on y a établi les forges qu'on appelle du Veau-blanc, lesquelles appartiennent à M. le Duc de Rohan.

La cure correspond à la ou aux personnes en charge des âmes de la paroisse — La cure est à l'alternative signifie qu'elle est présentée soit par l'Évêque soit par un autre possesseur du droit de présentation et souvent alternativement — La cure est à l'ordinaire signifie qu'elle est présentée par l'Évêque — Subdélégation désigne un lieu possédant un pouvoir délégué par une autorité — Ressort de ou ressortir de signifie dépendre de — Une trève est une succursale de paroisse — 1 lieue (lieue tarifaire de 2400 toises) correspond à environ 4677 de nos mêtres — 1 livre (poids) correspond à environ 490 de nos grammes — 1 millier (poids) correspond à environ 490 de nos kilogrammes — La basse-Justice traite des infractions mineures et des affaires concernant les droits dus au seigneur — La moyenne-Justice traite des infractions pouvant entrainer des amendes ou peines de prison conséquentes, mais pas la peine de mort — La haute-Justice traite des infractions les plus graves où la peine de mort peut être prononcée — L'orthographe de la fin du 18ème siècle est respectée.

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